• Vanessa

Les monastères et les plantes médicinales





L'histoire des moines, des nonnes et des jardins de simples comme étaient nommées les plantes médicinales au Moyen Âge ne date pas d'aujourd'hui.

On a retrouvé dans le livre : le capitulaire de Vilis des préconisations valant loi de 94 végétaux devant figurer et composer tous les jardins médicinaux des monastères.

Des plantes comme l'ail, l'aneth, la livèche, la menthe, la bardane et bien d'autres y sont inscrits.


Les monastères ne se contentent pas de cultiver les plantes mais de confectionner des recettes pour accompagner notre santé.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de certains.

Pour ma part le tout premier que j'ai pu consommer s'appelle l'eau de mélisse.


Ces remèdes sont une présence ancienne d'un savoir faire vieux de plusieurs siècles.

Héritiers d'une longue tradition, ces remèdes inspirent l'authenticité, la simplicité tout en y ajoutant une note spirituelle.





Quelques remèdes


Je vous propose de vous partager quelques précieux remèdes :


L'eau de mélisse ou eau des carmes :


Cette "eau" fabriquée en 1611 est composée de 9 épices et de 14 plantes médicinales tel que l'anis, le fenouil, le romarin, la sauge...aidant ainsi les troubles digestifs, tonifiant l'organisme et aidant pour les maux des transports.


Il est même dit que Richelieu ne pouvait plus s'en passer. Personnellement il m'a longtemps par le passé soulagé de terribles maux d'estomac, en attendant d'en trouver la cause.


L'élixir de la grande chartreuse :


On l'appelle également l'élixir de longue vie? La recette a été retrouvée sur un recueil datant de 1605 dont on ne connait pas l'origine. Ce qui lui confère je trouve un côté mystérieux.

Les frères du monastère de la grande chartreuse ont mis 132 ans à le dechiffrer. En même temps composé de 130 plantes il y avait du boulot !!!;-)


Encore aujourd'hui le secret est bien gardé, puisque seul deux moines du monastère ont accès à la recette gardée dans un coffre au sein de celui-ci.


La seule chose que nous savons, c'est qu'il est composé comme dit précédemment de 130 plantes dont 1/3 de la région entourant le monastère.

Etant donné le grand nombre de plantes entrant dans sa composition, il est dit qu'il y en a toujours une qui vous fera du bien. Les proportions sont telles qu'aucune ne peut vous faire du mal.


Cet elixir est bon pour le système digestif, il est vermifuge, accompagne la fièvre, choléra, thyphoïde, épilepsie..


Le baume du pélerin :


C'est une crème pour les pieds à base d'huiles essentielles qui avait été mis au point par le père Guillot pour soulager les pieds meurtris des pèlerins passant près de son abbaye. Elle est composée d'eucalyptus, de camphre, de menthe, de clou de girofle et de sauge.


L'eau d'Emeraude :


Cette fois ce sont les femmes qui réalisent cette eau merveilleuse : les soeurs bénédictines de notre dame du Calvaire. Cela datant de XVII ème siècle.


La recette est produite en petite quantité et artisanalement. Cette lotion à base de miel, sauge, romarin et menthe poivrée possède des vertus cicatrisantes, relaxante et énergisante. Très efficace pour les jambes lourdes en friction, pour les bains de bouche ou sur la peau pour tous les petites tracas comme les piqûres d'insectes, coupures...


Mme de Sévigné en vanté même les vertus à sa fille dans l'une de ses correspondances.




Il existe d'autres petits joyaux comme l'alexios, la tisane de Maylis ou encore l'elixir du Vatican. Toutes ces préparations nous ramène au lien sacré qui nous lie aux plantes, à leurs vertus si bénéfiques qu'elles nous offrent.

Offrons alors à notre tour notre respect et notre gratitude envers ces être sacrés


Vanessa


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